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Notre arrivée au Brésil : Tudo bom !

Alors que Matthieu compte les moustiques à ma droite pour s’endormir, je vais essayer de réunir mes dernières forces pour vous faire un condensé de cette journée de 22h non stop.

Écrivons peu, écrivons bien.

Top départ de chez Clémas, Thomence et Foxter à 23h le 11, après un dernier apéro bien franchouillard. L’angoisse prime sur l’excitation en ce qui me concerne, Matt, fidèle à lui même, est d’un calme olympien. La ratp nous fait l’honneur d’un ultime caprice mais nous finissons par arriver dans un Paris Charles-de-Gaulle plus vide que jamais. On croise un flic en civil dans le roissy-val qui hurle ses ordres à son équipe par téléphone. Il nous expliquera plus tard qu’il doit “choisir entre trois faiseurs de sacs au T2 ou trois bâtards qui volent des bagnoles au parking. Surtout, ne restez pas seuls dans l’aéroport”. Chouette, on est pas encore parti qu’on doit déjà être au taquet !

Petite sieste au milieu de la salle wifi, et nous voilà au moment tant redouté (par moi) : l’embarquement. Finalement, je me suis prise (je dis “je”, parce que Matt comme d’hab, calme olympien, tout ça… enfin vous avez compris le concept) la tête pendant des jours à angoisser sur le fait qu’on prenne oui ou non un billet de retour ou de transit pour pouvoir décoller de Paris sans problème. Tout ça pour avoir à faire à une machine tactile qui imprime tes billets sans te demander où tu vas, combien de temps et encore moi quand tu repars.

Pas le temps de dire au revoir à la France qu’on est déjà en train de pioncer comme des marmottes. On ne se réveillera qu’à Frankfurt où nous attend notre transit vers Salvador. Traverser l’aéroport sous l’odeur des saucisses est un supplice mais leur prix nous fait vite déchanter : 4€ la rindswurst, niveau plan d’austérité, on est pas mal…

On embarque finalement à 9h20 et rebelotte, dans le coma avant même le décollage. On passera les 11h de vol entre siestes, repas bizarres (et sans saucisses) et programme ciné qui aurait plus à une certaine personne (500 jours ensemble + Crazy Stupid Love). Pendant que Matt dort, je découvre Mister Bean version dessin animé, entend une version accélérée de “Si t’es fier d’être Marseillais” chantée en allemand par deux nanas sous hélium, filme les îles proches de la côte africaine dont je n’ai plus les noms en tête mais je les écris quelque part, regarde How I met your mother en allemand et commence à réangoisser pour la douanne.

On arrive au bout de 1h30 de queue (sans exagérer, je précise) devant une gentille douannière qui à l’instar des machines d’enregistement chez Lufthansa, ne nous pose aucune question sur le pourquoi de notre venue au Brésil du comment on reste et combien de temps. Tant mieux, maintenant je suis prête à vraiment kiffer, sans stess.

SALVADOR ON ARRIVE !!!!

Récupérage des sacs, retirage d’argent (moi et ma super conversion inversée des reals en euros et vice-versa n’avons retiré que 47 € mais ça va le faire) et cherchage de bus. On est partis pour 2h de trajet (là encore, je n’exagère pas), pour gagner le centre de Salvador qui se trouve à 30km. Sur la route, pas de signalisation, un feu tous les 500m, on roule à 100 à l’heure et ça double dans tous le sens. Un gentil Brésilien nous indique en français comment trouver notre auberge. On descend au dernier arrêt du bus et nous voilà en 2 minutes à pied à la Fusion Guesthouse.

A moitié école de capoeira, à moitié auberge de jeunesse, l’endroit propose des dortoirs et petites chambres, faits mains tout en bois, dans un immense loft en triplex, dont des draps font office de porte et les fenêtre ouvertes de ventilo. Très à la cool, le patron nous explique en français (on a de la chance jusque là, vu que nos autres rencontres ne parlent ni anglais ni espagnol) qu’il s’est trompé dans les réservations et que notre chambre double est occupée. Il nous propose en échange un dortoir de 10 places rien que pour nous deux, pour 30 reals. On ne dit évidemment pas non et on installe deux petits lits côte à côte.

On troque nos fringues d’avion pour des trucs plus légers et surtout des tongs, puis direction le pelourinho (quartier centre et animé de la ville) pour manger une petite glace sur le pouce face à un quartier qu’on a pas encore défini, et pour boire une bière à deux à la terrasse d’un bar dansant qui passait le premier album de 50 cent à fond les ballons, pour le plus grand plaisir de deux homos qui nous ont fait une petite choré improvisée forte en lol.

Douche bien méritée dans la salle de bain extérieure (mais couverte, faut pas déconner) de l’auberge puis DODO !

En gros TUDO BOM comme ils disent ici et on a hâte de découvrir la ville dès demain.

Je vous l’ai faite un peu à la “Bref”, mais là je ne sais même pas quelle heure il est ici ou chez vous et mes yeux me lâchent. Alors vous pensez bien que la relecture et l’orthographe, je les ai mis largement de côté.

Marie

 

 

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